Le Président Neko HNEPEUNE

Confiance et sérénité : ainsi pourrait-on résumer les récentes échéances électorales qui ont reconduit à la tête de la Province l'équipe dirigeante.

Ce besoin de continuité n'est peut-être pas à l'image de l'imbroglio politique qui a bousculé l'échiquier politique de la Province Sud, mais il fait écho au renouveau de l'Union Calédonienne en Province Nord et il est certainement à la hauteur des souhaits exprimés par la population des Iles au travers des urnes. Et comme les événements de nos vies n'arrivent jamais par hasard, cette montée en puissance du plus ancien mouvement indépendantiste prend place alors que l'on vient de célébrer les 20 ans de la disparition de Yéyé et Jean-Marie. Au regard de l'héritage qu'il nous ont laissé, chacun a dû sentir qu'une ère nouvelle s'ouvrait, avec l'impression d'une mission inachevée, des promesses d'accomplir davantage, des défis de mieux servir les démunis et des engagements de rassembler. Après ces dernières semaines marquées par le dénigrement violent et la médisance agressive, il est venu le temps de rétablir la vérité et de montrer la voie de l'émancipation avec l'ensemble des hommes et des femmes de bonne volonté. En vérité, les élus sont les porte- parole du peuple et à ce titre ils sont appelés à porter le message et à créer le débat là où il faut et quand il le faut.

Si l'on parle de confiance, elle concerne avant tout l'électorat majoritaire qui a renouvelé sa caution à la première force politique des Iles. Les gens ont eu la foi dans la continuité, dans la persévérance et dans la recherche du consensus. C'est la preuve qu'en ce bas monde rien n'est acquis, que les statistiques aussi fiables soient-elles, ont peu de pertinence dans un monde où le non-dit est aussi primordial que la parole et dans un système de références où la valeur d'une personne se fond dans la performance du groupe.

Si l'on parle de sérénité, c'est l'une des caractéristiques d'une dynamique de groupe où l'essentiel prend le pas sur l'accessoire et où le débat ignore la polémique. Cette sérénité a visiblement habité la conscience des hommes et des femmes qui sont désormais appelés à remplir une mission de service public provincial.

Le meilleur est devant nous. Des chantiers attendent d'être poursuivis tant dans le domaine économique, social et culturel, qu'institutionnel, c'est pourquoi la contribution de tous et de toutes est importante dans un contexte où la mondialisation bouleverse les habitudes, où l'individualisme entre de plus en plus dans nos foyers, et où la jeunesse a besoin de solides repères. Travailler et persévérer sont à mon avis la meilleure voie à suivre pour les temps qui viennent. Travailler c’est la condition de la réussite et de la construction du monde, le nôtre et plus tard celui de nos enfants. Persévérer, c’est le premier pas vers la ténacité et la marque de la confiance en l’avenir.
 
Réalisation Scsi / SkaZy